Soutenez 24 porteurs de projets en RDC avec un accompagnement complet pour les aider à structurer, lancer et réussir leur campagne de financement participatif.
Porté par
ADMINISTRATION CREONS.CD
En République démocratique du Congo, de nombreux entrepreneurs disposent d’idées et de projets prometteurs, mais manquent parfois d’accompagnement pour transformer leur initiative en une campagne de financement crédible et structurée.
CREONS.CD lance cette campagne pour répondre à ce besoin.
L’objectif est de mobiliser 18 000 $ afin de financer 24 parcours d’accompagnement, chacun évalué à 750 $.
Le parcours couvre trois étapes :
Précampagne —> structuration du projet, stratégie de collecte, préparation du récit, de la page et des supports ;
Campagne —> animation, suivi des contributions, mobilisation de la communauté et ajustements ;
Post-campagne —> accompagnement du décaissement, suivi et reporting.
En pratique, comment cela se passe ?
Une école de Kinshasa n’a pas d’électricité. Ses élèves n’ont jamais touché un ordinateur. Les cours du soir sont impossibles. Les inscriptions, les notes et les bulletins sont consignés à la main, dans des cahiers, et une erreur se répare rarement. Nous sommes en 2026.
Les panneaux, les batteries et l’installation coûtent 3 000 dollars. Vingt ordinateurs fixes reviennent à 4 000 dollars. Le reste peut équiper un laboratoire de chimie-physique.
Avec cet équipement, l’école ouvre une salle informatique, équipe ses laboratoires de physique et de chimie, éclaire ses classes jusqu’au soir et gère ses élèves sur ordinateur.
Cette école compte plusieurs milliers de membres potentiels dans sa communauté : parents d’élèves, anciens élèves, entreprises et habitants du quartier. Elle peut mobiliser des centaines d’anciens élèves, dont beaucoup travaillent aujourd’hui grâce à ce qu’ils y ont appris, ainsi que des entreprises engagées dans leur responsabilité sociale.
Trois cents personnes qui contribuent à hauteur de 10 dollars, et l’école dispose de l’électricité en une semaine.
L’argent existe. Il est autour d’elle. Personne ne sait comment aller le chercher.
En République démocratique du Congo, des milliers de projets s’arrêtent chaque année faute de quelques milliers de dollars. Pas de garantie, pas d’historique, pas de bilan : les banques disent non, et elles ont leurs raisons.
Pourtant, la mise en commun, nous la pratiquons depuis toujours : le likelemba entre collègues, le moziki entre amis, les cotisations pour un deuil, un mariage ou la toiture d’une église. Nous savons faire. Nous le faisons chaque semaine.
Ce que nous ne savons pas encore faire, c’est le faire pour un projet : présenter clairement un besoin, expliquer à quoi servira chaque dollar, trouver les premiers contributeurs — les personnes que le projet concerne déjà —, leur parler au bon moment et rendre compte ensuite.
Ce n’est pas l’argent qui manque à ces porteurs. C’est la méthode.
Un accompagnement n’est pas un conseil donné en passant. C’est trois mois de travail à ses côtés, en trois temps, avec une personne de notre équipe qui lui est affectée et qu’il rencontre chaque semaine.
Nous chiffrons son projet poste par poste. Pas seulement « il me faut 5 000 dollars », mais des lignes qui indiquent où va chaque dollar. Un contributeur ne donne pas à un montant ; il contribue à une dépense qu’il comprend.
Nous écrivons son histoire : pourquoi lui, pourquoi maintenant et pourquoi cela compte. La plupart des porteurs savent faire leur métier, mais ne savent pas toujours le raconter.
Nous produisons ses images et sa vidéo. Une page sans visage ne collecte rien.
Nous lui créons un site internet et ses comptes sur les réseaux, à son nom. Un porteur que l’on ne peut pas vérifier en ligne inspire la méfiance, même lorsqu’il est irréprochable.
Nous dressons avec lui la liste des personnes que son projet concerne déjà : clients, anciens élèves, voisins, paroisse et famille installée à l’étranger. L’objectif est d’atteindre cent noms.
Nous l’aidons ensuite à les contacter une par une, avant l’ouverture de la collecte, jusqu’à réunir entre 20 % et 40 % de son objectif.
Nous pilotons la campagne avec lui : quoi publier, quel jour, comment relancer sans lasser et que répondre à ceux qui doutent.
Nous suivons les chiffres chaque jour et corrigeons ce qui ne fonctionne pas, pendant qu’il est encore temps.
Nous l’aidons à traverser les moments difficiles. Toute campagne connaît un creux vers le quinzième jour ; celui qui est seul peut l’interpréter comme un échec et s’arrêter.
Nous l’accompagnons jusqu’au versement des fonds et jusqu’à la déclaration de leur utilisation.
Nous l’aidons à rendre compte à ceux qui l’ont soutenu, parce que cela déterminera leur réponse la fois suivante.
À la fin, il conserve tout : son site, ses comptes, ses photos, sa vidéo, sa liste de contacts et la méthode. Il peut recommencer sans nous. C’est précisément le but.
Le porteur publie sa page un soir et la partage une fois sur ses réseaux. Trois amis contribuent la première semaine, puis plus rien. Il ne comprend pas pourquoi : son projet est bon, il le sait. Il conclut alors que le financement participatif ne fonctionne pas ici, le dit autour de lui et la prochaine personne qui voudra essayer y croira un peu moins.
C’est ce que nous voulons arrêter. Non pas en donnant de l’argent aux porteurs, mais en leur apprenant à aller le chercher là où il est déjà.
Accompagner un porteur du début à la fin coûte 750 dollars. C’est le prix du temps passé avec lui, des photos, de la vidéo, du site, des outils et du suivi pendant deux à trois mois. Pour le porteur retenu, cela ne coûte rien : c’est cette campagne qui finance l’accompagnement.
À titre de comparaison, un programme d’incubation peut coûter au minimum 5 000 dollars par projet au bailleur qui le finance. Notre approche est différente : pour 750 dollars, nous préparons le projet et nous donnons au porteur les outils nécessaires pour le financer. Pour le prix d’un accompagnement classique, nous pouvons en financer plusieurs.
Nous voulons accompagner 24 porteurs en douze mois, pour un objectif total de 18 000 $. Si cet objectif n’est pas atteint, rien n’est perdu : la règle est simple et s’applique à tout moment.
750 $ — 1 porteur
1 500 $ — 2 porteurs
4 500 $ — 6 porteurs
9 000 $ — 12 porteurs
18 000 $ — 24 porteurs
Votre contribution ne dépend donc pas du succès total de la campagne. De 5 à 500 dollars, elle finance une part d’un accompagnement qui aura lieu.
Votre contribution ne financera pas le laboratoire de l’école. Elle ne paiera ni la machine de l’artisan, ni l’appareil de l’hôpital, ni les semences de l’agriculteur. Ces projets seront financés par leur propre communauté : anciens élèves, clients, voisins, paroisse et proches. C’est ainsi que fonctionne le financement participatif, et c’est ce qui le rend durable.
Ce que vous financez, c’est ce qui manque entre l’idée et la collecte : la préparation, la méthode et la personne qui s’assoit avec le porteur pour lui montrer comment faire. Autrement dit, vous ne donnez pas un poisson et vous ne donnez pas non plus une canne à pêche : vous financez la personne qui apprend à pêcher à vingt-quatre porteurs.
Une école équipe son laboratoire et ses élèves passent enfin de la théorie à la pratique. Une salle informatique ouvre, les cours du soir deviennent possibles et les bulletins cessent de se perdre. Un jeune sans moyens obtient une bourse et termine sa formation. Un artisan achète ses machines, augmente sa production et embauche. Un hôpital de brousse s’équipe de l’appareil qui manquait. Un agriculteur agrandit son exploitation. Une couturière ouvre son atelier, un artiste produit son album et un quartier finance le forage qu’il attendait depuis dix ans.
Vingt-quatre fois, en douze mois.
Chaque porteur dépose son projet depuis son compte sur Créons.cd. Un Conseil examine les dossiers chaque semaine et décide lesquels sont retenus. Le dépôt d’un projet ne garantit pas sa sélection.
Nous regardons trois éléments : le projet est-il solide ? Le porteur est-il disponible pour y travailler ? Existe-t-il autour de lui une communauté d’au moins cent personnes qu’il peut réellement joindre ?
Les 24 projets seront répartis en deux groupes de douze et accompagnés en quatre vagues de six sur douze mois. L’appel à candidatures ouvre le 10 octobre 2026.
Créons.cd est une plateforme congolaise de financement participatif, installée à Silikin Village, à Kinshasa. Le projet est né en 2019 à l’Université de Kinshasa autour d’une question simple : pourquoi un étudiant abandonne-t-il son prototype faute de 300 dollars, alors que sa promotion entière pourrait les réunir ?
Sept ans plus tard, la même question vaut pour l’artisan, l’école, le commerçant et l’agriculteur. L’entreprise est aujourd’hui constituée et enregistrée, la plateforme a été vérifiée avant son ouverture et une équipe y travaille à plein temps.
Nous ne vous demandons pas de financer cette plateforme. Nous vous demandons de financer ceux qui s’en serviront.
Un reçu, d’abord. Puis, selon le montant de votre contribution, votre nom sur la page des parrains, des nouvelles des projets accompagnés, le rapport d’impact et une invitation à la conférence du 5 décembre, où les six premiers projets seront présentés. Dans tous les cas, le détail est public : montant réuni, nombre de porteurs accompagnés et état d’avancement. Vous n’aurez pas à le demander.
Nous ne demandons pas de financer une plateforme. Nous demandons de financer des projets. 750 dollars, c’est un porteur accompagné jusqu’au bout. 18 000 dollars, c’est vingt-quatre porteurs.
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